Le 07-10-2014
Les modes de chauffage en maison individuelle

Selon une étude récente, la pompe à chaleur (35%) et le bois (35%) arrivent en tête des solutions choisies dans les habitations, suivis par le gaz (24%) et le chauffage électrique (5%), (toute zones climatiques confondues).

Ayant profité d’un effet d’aubaine en 2013 (grâce notamment aux poêles à granulés), le bois pourrait bien descendre à 20 % d’ici à quelques mois. En effet, si la RT 2012 autorise bien l’utilisation du bois pour se chauffer (jusqu’à 100 m2), il est également nécessaire de respecter le code de la construction qui impose, que les équipements de chauffage permettent de maintenir une température de 18° au centre de chaque pièce, ce qui n’est pas toujours atteignable par les équipements de chauffage au bois.

Du côté des systèmes d’eau chaude sanitaire (ECS), « le chauffe-eau solaire » est le grand perdant de la RT 2012, car cette solution reste difficile à mettre en œuvre et serait même parfois « contre-productive ».

L’enquête s’est également penchée sur les systèmes de ventilation et nous apprend que les constructeurs de maisons sont à 99% utilisateurs de VMC simple flux.

Enfin, dans cette étude, les systèmes constructifs ont été passés au crible. Globalement, le béton et la brique se taillent la part du lion, avec respectivement 48 % et 39 % des solutions choisies. Suivis par l’ossature métallique (5%), l’ossature bois (5%) et le béton cellulaire (3%). Pourquoi une domination du béton ? La filière béton est longue, historique et culturelle. En revanche, le bois représente une petite part chez les constructeurs, de l’ordre de 8%. Aujourd’hui, cela reste plus cher et complexe et seul le bardage bois demeure une vraie tendance.

La RT 2012 a mis sur la touche les solutions de chauffage électrique. En effet, avec la nouvelle réglementation, il est impossible de faire de l’effet joule sans une isolation ultra renforcée ce qui de fait alourdit les coûts de construction. Le chauffage électrique plus cher à l’investissement, resterait cependant en coût global, une solution rentable.

Le paradoxe demeure : on est aujourd’hui obligé de prévoir des équipements plus complexes à installer, à utiliser et à entretenir, alors que les besoins en chauffage sont réduits du fait de la performance de l’enveloppe des bâtiments.

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